
La plastination a été conçue pour conserver les corps à des fins éducatives et instructives. Comme de nombreuses inventions révolutionnaires, la plastination est un procédé simple:
La première étape du procédé consiste à arrêter la décomposition en injectant du formol dans les artères du corps. Le formol tue toutes les bactéries et arrête chimiquement la décomposition des tissus. A l’aide d’instruments de dissection, la peau, les tissus adipeux et les tissus conjonctifs sont retirés afin de préparer les structures anatomiques individuelles.
Durant la première étape, l’eau et les graisses solubles sont dissoutes en plaçant le corps dans un bain de solvant (par exemple, un bain d’acétone).
Le deuxième procédé d’échange constitue l’étape principale de la plastination. A la suite d’une imprégnation forcée, l’acétone est remplacée par un polymère réactif (par exemple, du caoutchouc de silicone). Pour réaliser cet échange, le spécimen est immergé dans une solution de polymère et placé dans une chambre sous vide. Sous l’effet du vide, l’acétone présente dans le spécimen est éliminée et le polymère pénètre à l’intérieur de chacune des cellules.
Après l’imprégnation sous vide, le corps est placé dans la position souhaitée. Chacune des structures anatomiques est alignée correctement et fixée à l’aide de fils, d’épingles, d’attaches et de blocs de mousse.
Le durcissement est l’étape finale du procédé de plastination. Selon le type de polymère utilisé, cette étape est réalisée à l’aide de gaz, de lumière ou de chaleur. Disséquer et plastiner un corps entier requièrent environ 1500 heures de travail et nécessitent près d’une année.